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Janvier 2021

Selon des données de l’Institut national de santé publique du Québec, entre les mois de mars et juin 2020, les décès liés à une surdose ont augmenté de 51 % par rapport à la même période l’année précédente. C’est l’une des données troublantes présentées dans un texte de Québec Science, pour lequel le Dr Jutras-Aswad a été interviewé, qui expose les ravages de la pandémie sur les gens souffrant de troubles concomitants. Comme pour tous les secteurs de la société, la COVID-19 a chamboulé les pratiques des professionnels œuvrant dans le domaine de la santé mentale, permettant des avancées spectaculaires en télémédecine et assouplissant les suivis des patients. Néanmoins, la crise sanitaire persiste et ses effets néfastes comme l’augmentation des délais de prise en charge ne sont pas près d’être solutionnés. À lire ici.

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Décembre 2020

Dans le cadre de la réforme de la Loi sur la police, le Ministère de la Sécurité publique mène actuellement des audiences publiques sur la réalité policière. Comme plusieurs personnes avec des troubles mentaux et/ou toxicomanies demandent l’aide des policiers lorsqu’elles sont en crise, les policiers doivent s’ajuster à leur vulnérabilité. C’est avec enthousiasme que Dr Jutras-Aswad a partagé son expertise en troubles concomitants lors de ces audiences afin de mieux outiller les policiers. Il salue notamment leurs approches innovantes comme les patrouilles mixtes incluant des travailleurs sociaux (ex : équipe de soutien aux urgences psychosociales) et soutient que la formation continue en santé mentale est cruciale pour le développement professionnel des policiers afin de refléter l’évolution de la réalité des plus vulnérables. Vous pouvez visionner son intervention ici ou encore lire notre rapport en suivant ce lien.

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Novembre 2020

Trois personnes sur quatre ayant un trouble lié à l’usage des opioïdes développeront une dépression au cours de leur vie. Pour en savoir plus sur ces troubles concomitants et les plus récentes recherches dans le domaine, venez assister à la midi-conférence gratuite organisée par l’Institut Universitaire sur les Dépendances le 1er décembre prochain de midi à 13h. Lors de ce webinaire, le chercheur Didier Jutras-Aswad et le travailleur social Jean-Nicolas Proulx partageront les données des études les plus récentes qui se penchent simultanément sur la dépression et le trouble d’usage des opioïdes.

Pour vous inscrire, cliquez ici.


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Octobre 2020

Joindre l’utile à l’agréable? C’est ce que vous propose le Dr Jutras-Aswad et l’Université de Montréal en vous conviant à une édition des cinés-conférences portant sur la toxicomanie. Au coût de 5$, les cinés-conférences vous permettent de visionner un film en lien avec un thème de la santé, visionnement qui est suivi d’une conférence que prononce un expert diplômé qui démystifie le thème de la soirée et donne des outils pratiques en s’appuyant sur des scènes clés du film.

Un Garçon magnifique, inspiré des mémoires du journaliste David Sheff et de son fils Nic, dresse un portrait bouleversant de l’amour inconditionnel et de l’engagement d’une famille face à l’emprise qu’ont les drogues sur leur fils ainsi qu’à ses tentatives de guérison. Suite aux nombreuses rechutes de Nic, les Sheff sont confrontés à la dure réalité de la toxicomanie, une dépendance qui peut frapper à tout moment. Une courte conférence d’introduction à propos de la toxicomanie et ses dommages collatéraux précédera le visionnement du film puis, au terme de la soirée, Dr Jutras-Aswad reviendra sur le film et échangera avec le public. L’activité se tiendra en ligne de 18h à 22h le 8 octobre prochain.

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Septembre 2020

Deux ans après sa légalisation, le cannabis suscite toujours interrogations et discussions. Bien qu’il s’agisse d’une substance consommée par une proportion relativement importante de la population, les dangers potentiels qu’elle présente sur le plan de la santé mentale inquiètent. Heureusement, de plus en plus, les spécialistes sont en mesure de répondre à nos questions alors que les connaissances à propos du cannabis se développent.

Le 7 octobre prochain, de 17h30 à 18h30, le Dr Didier Jutras-Aswad, directeur du département de psychiatrie du CHUM, Jean-Nicolas Proulx, travailleur social au CHUM, et un patient partenaire discuteront de santé mentale et de cannabis dans le cadre d’une nouvelle édition des soirées HumaniSciences. L’activité gratuite ne nécessite pas d’inscription et se tiendra en direct sur la page facebook du CRCHUM.

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Août 2020

Depuis la légalisation en 2018, la recherche sur le cannabis est en plein essor. Le cannabidiol (CBD) suscite beaucoup d’intérêt puisqu’on lui prête la propriété de contrer les effets indésirables du tétrahydrocannabinol (THC) tels l’anxiété ou les symptômes psychotiques.

Dans un éditorial paru dans la revue scientifique Addiction, la candidate au doctorat, Violaine Mongeau-Pérusse, et le responsable de notre laboratoire, Didier Jutras-Aswad, mettent en garde contre les conclusions hâtives tirées des études supportant les effets protecteurs du CBD.

En effet, les études observationnelles menées n’ont pas la même valeur que les essais randomisés et les quelques essais effectués ont produit des résultats mixtes dépourvus de cohérence. De plus, les produits testés jusqu’à maintenant sont très différents de ceux que l’on retrouve sur le marché. Avant de pouvoir se prononcer sur les propriétés du CBD, il est nécessaire de mener des études cliniques plus robustes avec des produits du cannabis qui sont les mêmes que ceux du marché récréatif.

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Mai 2020

Les usagers de drogues injectables sont à risque d’infections transmises par le sang comme le virus de l’hépatite C (VHC). Pour réduire ces méfaits, la distribution de matériel d’injection stérile et l’accès à des traitements de substitution (ex : thérapie par agoniste des opioïdes ou TAO) demeurent centraux dans la prévention de la transmission de ces maladies. Mais quelle est leur efficacité? Une nouvelle étude basée sur une cohorte de 422 usagers de drogues montréalais révèle qu’une forte dose de TAO (>=60 mg/jour méthadone ou >=16 mg/jour buprenorphine) est associée à une réduction de 77% du risque d’infection au VHC. Une dose légère de TAO ou l’accès à du matériel d’injection stérile ne montraient pas de diminutions significatives des risques d’infection. Cette étude vient aider les cliniciens à mieux choisir la dose appropriée de traitement TAO afin de prévenir les infections chez les patients avec trouble d’usage de drogues. Vous pouvez lire l’article paru dans American Journal of Preventive Medicine en cliquant ici.

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Avril 2020

Durant cette période de confinement où les appareils électroniques deviennent des outils essentiels, plusieurs travailleurs de la santé prodiguent des soins grâce à ces technologies ce qui motive un investissement de 240$M du gouvernement fédéral. En toxicomanie, ces soins incluent des interventions psychologiques visant la réduction de consommation de drogues comme le cannabis. Ovidiu et Gabriel se sont penchés sur ces interventions offertes aux patients avec des troubles psychotiques chez qui la consommation de marijuana augmente les symptômes et la durée d’hospitalisation en plus de nuire au rétablissement. Leur revue systématique publiée dans Psychiatry Research a démontré que la recherche dans ce domaine en est encore à ses balbutiements. Pourtant, chez les individus non psychotiques, les interventions psychothérapeutiques basées sur la technologie ont prouvé leur efficacité à réduire la consommation de cannabis. Leur application chez les patients psychotiques aiderait donc à augmenter l’accès aux soins sans augmenter significativement les frais de santé. Pour consulter l’étude, cliquez ici.